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Gaza et Israël: Pourquoi la trêve n’est pas au rendez-vous

Harold BFM TVHarold Hyman

Le 8 juillet l’armée israélienne commençait les tirs, aériens pour la plupart, sur des cibles du Hamas. Simultanément, le Hamas et son rival le Jihad Islamique ont entamé les tirs de roquettes de portées diverses s’échelonnant entre 15 km et 75 km.

Le 15 juillet des négociateurs égyptiens ont proposé un cessez-le-feu, dont le continu n’a pas été clairement dévoilé. Le gouvernement Netanyahu a voté oui, mais le conseil du Hamas n’a même pas eu le temps de dire non que sa branche militaire avait déjà refusé et repris les tirs.

Certes, les termes de cet accord étaient sûrement défavorable au Hamas. Revenir à statu quo ante, c’est-à-dire revenir au point de départ, et en outre permettre au gouvernement israélien d’avoir la certitude que la capacité de tir du Hamas serait neutralisée — par quel mécanisme l’on ne sait –, voilà une quasi-reddition sans effusion de sang.

L’on suppose généralement que les tirs israéliens cesserait dès l’instant où le gouvernement en donne l’ordre. Dans le cas de Gaza, l’on ignore si le Hamas militaire, et surtout le Jihad Islamique, arrêterait tout de suite. Sans doute que non.
Les tunnels: nerf de tous les affrontements

Enfin, il reste la question, béante, de savoir si les belligérants souhaitent même un cessez-le-feu! Il semblerait que non! Pour le gouvernement israélien, et pour une vaste majorité des parlementaires, le but aujourd’hui est d’éradiquer toutes les roquettes du H amas. Pour cela, il faudrait continuer l’incursion terrestre, détruire les tunnels. Ces fameux tunnels qui font tout: voie de passage pour les combattants palestiniens, cachette pour les personnalités-clé, atelier de montage de missiles. Il y a les tunnels de transit de marchandises, et les tunnels militaires du Hamas.

Il faudra à Tsahal 2 à 3 semaines pour détruire suffisamment de tunnels pour entraver la capacité militaire du Hamas et du Jihad Islamique. Mais pendant les 2 à 3 semaines, tant que les tunnels durent, les combattants de Gaza auront l’espoir de remporter ce qu’ils recherchent: le grand coup d’éclat, le fait d’armes, l’ultime acte de terrorisme, comme on voudra l’appeler. Après ce coup, ils auront obtenu la victoire du faible au fort, et pourront négocier un cessez-le-feu. À moins que les ultra-durs du gouvernement de Netanyahu exigent l’investissement total de Gaza, qui deviendrait alors un genre de piège… Parler de nouveau Stalingrad, ou Grozny, ou Beyrouth, ou Jenine, serait certes prématuré mais non pas absurde.

La guerre n’a pas de raisons de s’arrêter demain.

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