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الحلف الأطلسي: دعم فاتر لأوكرانيا

L’OTAN: la force de réaction rapide, et la communication rapideOLYMPUS DIGITAL CAMERA
 هارولد هيمان
La réunion au sommet des dirigeants des pays de l’OTAN de Newport, Royaume uni, vient de se terminer avec deux annonces d’apparence importante.  Pour l’Ukraine, son président Petro Porochenko a redémarré plusieurs domaines de coopération entre Ukraine et OTAN qui avaient été gelés en 2010. Il a reçu les accolades de presque tous les membres de l’Alliance atlantique. Il est pleinement intégré dans la communauté internationale. Soyons prudents : l’on se rappellera qu’avant lui le président de Géorgie Mikheil Saakachvili était adoubé par cette même communauté alors même que son territoire allait subir l’entrée des troupes russes toutes bannières déployées et sans faux semblants aucun, à l’été 2008. Donc que Monsieur Porochenko se méfie de l’euphorie des sommets, quand l’on redescend dans la plaine la vue est moins belle. Saakachvili fut essentiellement lâché face à l’armée russe.

L’OTAN par la voix de son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen annonce la création d’une force spéciale rapide d’intervention. Ou plus exactement: un Plan de préparation active (Readiness Action Plan), qui a enthousiasmé la critique. Cependant, il s’agit d’une accélération du système qui existe déjà: la Force de Réaction rapide, une espèce de mise en alerte tiède de plusieurs milliers de troupes de diverses nations, et déjà rompus à des exercices communs. Beaucoup de particiation française d’ailleurs. Il faudra, pour comprendre ce qu’implique ce Plan, qui nous tombe des nues, attendre de voir une force de Réaction ultra-rapide s’exercer sur quelque frontière. Rien de précis n’existe pour le moment, mais la communication sur ce point,
propagandistique, est allée bien plus vite que les réalités sur le terrain.

Enfin, la diplomatie semble aller vite depuis quelques jours. Le président Hollande a décidé de “ne pas livrer” le Mistral, mercredi, puisque le le client, la Fédération de Russie, est impliqué dans un conflit. Hormis la bizarrerie du vendre des armes à ceux qui n’auraient pas à s’en servir au seul moment de la transaction, ce refus de livrer était étonnant, et fort, mais truffé d’ambigüités énormes. Jeudi soir, à la veille du sommet de l’OTAN, le microcosme de l’Euromaidan Paris a eu un gros doute sur la rétention française du Mistral, et l’a exprimé au Trocadéro à Paris. La maquette d’un Mistral couvert de sang était à ce titre éloquent. En fin de compte, et vu de Paris, ne vaudrait-il pas mieux ne pas vendre de Mistral à des ennemis possibles qu’il faudrait ensuite impressionner avec une fantomatique Force de réaction ultra-rapide?

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